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Travailleurs étrangers temporaires : traitement simplifié des dossiers bientôt élargi

Des travailleurs étrangers cueillent des fraises dans les champs de la Ferme Bourdages Tradition.

Jusqu'ici, le traitement simplifié des dossiers était réservé aux professions spécialisées.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

La Presse canadienne
| Mis à jour

Plus de catégories de travailleurs étrangers temporaires devraient pouvoir bénéficier bientôt d'un traitement simplifié de leur dossier au Québec, au grand plaisir des employeurs.

On fait aussi de l’information en format collation.

Un assouplissement au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) à cet effet avait déjà été annoncé en août dernier. Son entrée en vigueur se fera le 24 mai.

La ministre fédérale de l'Emploi, du Développement de la main-d'œuvre et de l'Inclusion des personnes en situation de handicap, Carla Qualtrough, le ministre fédéral de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Sean Fraser, et le ministre québécois du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, en ont fait l'annonce, vendredi.

L'assouplissement vise précisément les professions peu spécialisées, les postes intermédiaires. Le ministre Boulet a précisé que 65 professions seront ainsi visées au Québec.

Jusqu'ici, le traitement simplifié des dossiers était réservé aux professions spécialisées.

Employeurs satisfaits

Jusqu'à tout récemment, il y avait toutes sortes de contraintes qui compliquaient la vie des employeurs qui voulaient embaucher de tels travailleurs étrangers temporaires, a expliqué en entrevue Véronique Proulx, PDG de Manufacturiers et exportateurs du Québec.

L'assouplissement vise par exemple des bouchers industriels, des manutentionnaires et des opérateurs de machines d'usage, énumère-t-elle.

Du côté du transformateur de viande Olymel, on s'en réjouit. C'est la nouvelle qu'on attendait. Le traitement simplifié annoncé par Ottawa et Québec nous permettra de ne plus avoir à afficher les postes pendant un mois, allongera le permis à trois ans et repoussera les limites sur le nombre de candidats. Nous pouvons déjà prévoir que près de 1300 postes chez nous pourraient trouver preneur dans ces conditions, a fait savoir Richard Vigneault, des communications d'affaires à Olymel.

À Manufacturiers et exportateurs aussi, ça faisait longtemps qu'on demandait aux deux paliers de gouvernement de travailler ensemble pour assouplir et rendre ça plus facile. Je dirais que ce qu'on va continuer à demander, cependant, c'est d'accélérer les délais de traitement. Quand vous commencez à faire  des démarches, ça peut facilement prendre 12 mois, a déploré Mme Proulx.

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante applaudit la mesure, mais trouve que l'assouplissement ne va pas encore assez loin. Le gouvernement prend un pas supplémentaire dans la bonne direction pour aider les entreprises et nous le saluons. Il reste que devant l'ampleur de la crise de la main-d'œuvre, il faut accélérer la cadence. C'est pourquoi nous demandons que le Programme des travailleurs étrangers temporaires soit accessible à tous les types d'emploi, à tous les secteurs et dans tout le pays, a commenté François Vincent, vice-président pour le Québec à la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.

Le ministre Boulet s'est félicité de l'entente entre les deux gouvernements à ce sujet. Grâce à la mise en place de ces moyens, on accélère la venue de ces travailleuses et de ces travailleurs étrangers qui pourront rapidement mettre à contribution leurs compétences professionnelles. Dans le contexte actuel de pénurie de main-d'œuvre, il s'agit d'une bouffée d'air frais pour les employeurs et pour répondre aux besoins économiques du Québec.

La ministre Qualtrough aussi s'est fréjouie de la collaboration Québec-Ottawa. Ce projet pilote est un exemple où une grande collaboration peut nous aider à trouver des solutions innovantes pour remédier aux pénuries de main-d'œuvre et mettre sur pied la main-d'œuvre forte et qualifiée dont le Québec et le Canada ont besoin pour soutenir notre économie en pleine croissance.

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