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Deux dirigeants de Lev Tahor condamnés à 12 ans de prison

Un homme tient des enfants par la main.

Des membres de la secte Lev Tahor (archives).

Photo : La Presse canadienne / Dave Chidley

Le département américain de la Justice a rendu, vendredi, des sentences de 12 ans d'emprisonnement contre deux dirigeants de la secte Lev Tahor, qui s'était fait connaître au Québec au tournant des années 2000.

On fait aussi de l’information en format collation.

Nachman Helbrans et Mayer Rosner étaient accusés depuis avril 2021, tout comme trois autres dirigeants de la secte, d’avoir kidnappé une jeune fille de 14 ans de leur communauté pour la forcer à procréer avec son nouveau mari de 18 ans.

Nachman Helbrans avait organisé le mariage forcé de sa nièce de 12 ans lorsqu’il est devenu l’un des dirigeants de Lev Tahor, en 2017.

L'année suivante, la mère de l’adolescente a fui la secte pour mettre sa fille et son fils en sécurité, à New York.

Rapidement retracés, la jeune fille et son frère ont été enlevés par des membres de Lev Tahor en pleine nuit dans leur chambre à coucher. Ils ont toutefois été retrouvés par la police au Mexique.

Les deux jeunes ont été renvoyés auprès de leur mère à New York. Par la suite, la secte a effectué deux autres tentatives d'enlèvement, en mars 2019 et 2021.

À la lecture des sentences qu’il a imposées, le juge Damian Williams, de la cour du district sud de New York, a déclaré qu'aucune mère ne devrait se lever en constatant l'enlèvement de ses enfants et qu’aucun enfant ne devrait être forcé à avoir des relations sexuelles.

Aujourd'hui, les sentences prononcées envoient le message clair à ceux qui enlèvent et exploitent sexuellement des mineurs qu'ils seront poursuivis et punis par la loi, a ajouté le juge Williams.

La secte Lev Tahor s'est tristement fait connaître au Québec au début des années 2000 alors qu’elle était installée à Sainte-Agathe-des-Monts. La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) avait demandé que les 14 enfants de la communauté soient placés en familles d’accueil.

Afin d’échapper aux procédures, la communauté avait fui en Ontario en 2013, avant d'aller s’établir au Guatemala.

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