•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Livre Le visage de nos colères : Sophie Galabru, philosophe et autrice

Le titre de l'émission Le 15-18 avec l'animatrice Annie Desrochers, souriante.
Rattrapage du jeudi 31 mars 2022 : Soigner la COVID-19, et indemniser les cyclistes

Livre Le visage de nos colères : Sophie Galabru, philosophe et autrice

Pour réhabiliter la colère

Icône de smiley en colère.
La colère est une émotion souvent mal vue.PHOTO : Marie-Pier Mercier
Le titre de l'émission Le 15-18 avec l'animatrice Annie Desrochers, souriante.
Le 15-18Publié le 1 avril 2022

Vous sentez-vous parfois coupable d'être en colère? Si oui, dites-vous que cela n'a rien d'étonnant : depuis les débuts de la civilisation occidentale, et encore aujourd'hui, la colère est condamnée par la société. C'est le constat que fait la philosophe et autrice Sophie Galabru dans son livre Le visage de nos colères. Elle fait paraître cet ouvrage justement pour réhabiliter ce sentiment, qu'elle juge sain et vivifiant.

Sophie Galabru fait remarquer que dans l’histoire occidentale, la colère est condamnée à géométrie variable. Certains y ont droit, mais pas d’autres. Elle explique que, de façon générale, plus une personne est puissante, plus on a tendance à accepter sa fureur. C’est pourquoi les manifestations de colère du peuple, et particulièrement celles des femmes et des enfants, sont souvent jugées répréhensibles.

La philosophe regarde d’un œil critique l’habitude qu’ont prise les politiciens de demander à la population de faire preuve de patience et de résilience dans les moments de crise. Ce sont des appels abusifs pour que les gens acceptent docilement ce qui les fait souffrir, croit-elle. Et, quand on souffre, il faut parfois savoir manifester, quitter une situation ou la déclarer comme étant nocive. Il faut savoir le faire.

Sophie Galabru déplore que la répression de la colère commence très tôt dans l’éducation des enfants. Elle insiste sur l'importance d'apprendre plutôt aux jeunes à percevoir cette émotion chez l'autre afin d'éviter qu'elle monte en puissance.